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À Caen, deux femmes racontent l’après-cancer du sein

Christophe Leroy 2 min de lecture
À Caen, deux femmes racontent l’après-cancer du sein

En ce mois d’Octobre rose, Laetitia Levilly et Naoual Belouaggadia racontent ce que le cancer du sein a bouleversé dans leur vie : les traitements, le rapport au corps, mais aussi l’après-cancer.

Laetitia Levilly a appris sa maladie en 2020, pendant la pandémie de Covid-19. À 40 ans, elle dit aujourd’hui vouloir parler du cancer autrement. Les chimiothérapies l’avaient affaiblie, tandis que les restrictions liées à la pandémie renforçaient son isolement.

Pour Naoual Belouaggadia, enseignante-chercheuse de 56 ans, l’annonce est arrivée alors qu’elle se trouvait au Maroc. Sportive et active, elle ne s’attendait pas à être touchée. La maladie a aussi changé son regard sur elle-même, notamment avec la perte des cheveux. Perruques, maquillage correcteur et tatouages des sourcils ont participé à préserver une part de féminité.

Retrouver son image, puis avancer

La mastectomie a profondément marqué Laetitia Levilly. Avant une reconstruction mammaire, elle a dû traverser plusieurs interventions. Cette reconstruction a représenté bien davantage qu’un changement esthétique : elle lui a permis de retrouver une part d’elle-même. Aujourd’hui, elle se dit « en paix avec mon corps ».

La fin des soins ne signe pas toujours la fin des difficultés. Suivie au centre François Baclesse, à Caen, Laetitia Levilly a vécu une grave dépression après son traitement. Un suivi psychologique l’a aidée à exprimer ce qu’elle traversait. De son côté, Naoual Belouaggadia, confrontée à une rechute avec un cancer métastatique, a arrêté de travailler pour se consacrer à elle-même. Elle marche, médite et s’appuie sur ses proches, dont sa fille Léna.

Accompagner et encourager le dépistage

Déclarée inapte à la suite de complications liées à la maladie, Laetitia Levilly s’est engagée dans l’association Reboob pour accompagner d’autres personnes touchées. Elle veut aussi combattre l’idée qu’une personne est forcément guérie lorsque ses cheveux repoussent.

Au centre François Baclesse, le cancer du sein représentait en 2025 la principale prise en charge parmi les cancers, avec 2 808 personnes suivies. Le dépistage reste un enjeu majeur : détecté tôt, le cancer du sein peut être guéri dans plus de 90 % des cas.

Source : tendanceouest.com

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